Ecologie : et si cela ne tenait qu’à nous ?

Oh combien les propos de Nicolas Hulot justifiant sa démission du Gouvernement mardi 28 août devraient raisonner en chacun de nous. En tout état de cause, ils raisonnent en moi et me confortent tant dans le fait que le combat pour l’écologie au sens large est un combat que nous pouvons tous mener à notre échelle mais aussi que nombre de citoyens n’en ont aucunement conscience voire s’en fichent. Je ne me permettrai que de citer un passage de son intervention et le mettre en perspective avec certaines de mes batailles :

« Posons-nous une question un temps sur nos propres réalités, nos propres contradiction. Pardon de vous le dire mais en tant que citoyen on peut aussi se poser la question, cela va vous paraître dérisoire mais quand je vois que l’on continue à jeter ses mégots par terre, que le petit geste élémentaire… notre société est-elle prête à de grands changements ? »

Depuis que nous avons emménagé dans Parc 17, depuis que nous vivons le Parc Martin Luther King en observant ses usagers de haut et de dedans, je ne peux qu’adhérer pleinement au sentiment de désespoir de Nicolas Hulot. La bataille pour l’Environnement est loin d’être gagnée. Nos concitoyens, malgré les nombreuses alertes climatiques, sanitaires,… n’ont toujours pas conscience que leurs gestes quotidiens sont au cœur du sujet. Car je n’ose croire qu’ils s’en moquent et sont indifférents à la Terre qu’ils laisseront à leurs enfants, successeurs,…

Lorsque je mets en avant, je « twitte », sur la présence de chiens allant faire leurs besoins dans le Parc Martin Luther King, sur la présence de personnes sur leur vélo dans le Parc Martin Luther King, je milite pour l’Ecologie au sens large, n’en déplaise à certains. Je fais, à mon échelle, du lobbying. Oui. De même lorsque je réclame par ce réseau social, ce blog, Facebook… un accès à un composteur pour les riverains du Parc Martin Luther King, je milite pour l’Ecologie.

Pourquoi cela ?

L’interdiction des chiens dans le Parc se justifie en premier lieu par des raisons écologiques. Tout d’abord, dans le Parc Martin Luther King, au cœur de l’écoquartier des Batignolles, s’est réinstallée une faune qui doit d’abord apprendre à vivre avec des individus à 2 pattes pas toujours faciles, alors vivre avec des individus à 4 pattes qui les prennent pour des proies… Quant à la flore, comment dire qu’elle n’apprécie pas plus leurs déjections qui constituent de véritables polluants pour une nature réinstallée en milieu urbain. Sans parler des surprises que cela peut créer pour des pique-niqueurs ou encore des sportifs. De plus, si leurs maîtres garantissaient la docilité de leurs animaux lorsqu’ils en croisaient d’autres, garantissaient l’absence totale de risque pour les enfants, garantissaient le ramassage des déjections, ce que l’on pourrait appeler de l’écologie sociale et humaine, peut-être pourrait-il être envisagé un espace pour les chiens et autres animaux domestiques dans ce et dans les parcs urbains en général. Malheureusement le savoir-vivre, l’attention pour son prochain que sous-tend ces décisions, n’est pas encore une réalité chez tous nos concitoyens. Tout cela a obligé le Politique à interdire l’accès de la grande majorité des jardins publics aux chiens. Concernant le Parc Martin Luther King, la précision est apportée à chaque entrée du Parc. Malheureusement la conscience écologique n’a pas atteint certains maîtres qui privilégient leur plaisir faisant fi de leur devoir et de la réglementation.

Quelques illustrations :

En photos

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En vidéo (cliquer sur l’image) :

Promenade de 2 chiens non tenus en laisse dans le Parc MLK

 

L’interdiction des vélos est d’un autre ordre. Elle tient surtout au fait que le Parc Martin Luther King accueille de très nombreux enfants dont la sécurité doit être garantie et qui ne doivent risquer à aucun moment un accident de ce fait. Aussi l’accès de tous les vélos, hors ceux des enfants, est interdit dans le Parc.

Quelques illustrations :

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En vidéo (cliquer sur l’image) :

Pour les chiens comme pour les vélos, il reste les grands bois de Boulogne et de Vincennes qui ne sont, sommes toutes, pas très loin et surtout beaucoup plus grands que les squares, jardins et parcs de Paris intramuros.

Parce que l’éducation revient aux parents, parce qu’il revient aux adultes de montrer l’exemple, il leur revient de respecter ces règles simples, « élémentaires » dirait Nicolas Hulot, dans l’intérêt du bien commun mais aussi pour installer durablement une conscience écologique, un vrai état d’esprit du bien vivre ensemble. Aujourd’hui l’irrespect de ces règles, le mauvais exemple donné, semble accepté par tous mais n’est-ce pas surtout parce que personne n’ose rien dire ?

Les gardiens du Parc Martin Luther King eux-mêmes semblent indifférents au non-respect des règles qui s’appliquent dans cet espace pour toutes les raisons évoquées. Ils laissent faire 🙁

Alors depuis quelques jours des brigades policières circulent en journée dans le Parc Martin Luther King pour rappeler à l’ordre les irrespectueux. Quel dommage de devoir en arriver là alors qu’il serait si simple de vivre dans le respect des autres, de son prochain, de son environnement, de l’Environnement avec un peu d’éducation et de prise de conscience du bien commun !

Le bien vivre ensemble est quelque chose qui se construit et ne se décrète pas. Pour moi, il est la base de la conscience écologique. Si chacun y pensait dans ses gestes quotidiens, dans ses actions quotidiennes, respectaient ces règles élémentaires nous ferions un grand pas et pourrions imaginer de nouveaux aménagements, de nouveaux usages. Pour les vélos, il existe aujourd’hui dans Paris de plus en plus de pistes cyclables. Cependant, avant d’installer de nouvelles signalisation d’interdiction comme à Londres, il militons pour l’installation de parkings à vélos à toutes les entrées des parcs.

Quant à nos amis les bêtes et particulièrement les chiens, des espaces adaptés, permettant de les faire courir et traiter leurs déjections doivent pouvoir être installés en bord de Parc.

Sur le sujet des mégots évoqué par Nicolas Hulot, il est vrai que constater qu’ils puissent encore aujourd’hui être jetés des portières de voiture, des fenêtres d’appartements, des balcons et terrasses, oui même dans notre immeuble 🙁 ou encore laissés après un séjour dans le Parc (comme d’autres déchets 🙁 ) est désespérant. A cause de cela notamment, il est testé à Paris des espaces verts non fumeurs tel le square des Batignolles. Franchement c’est dommage d’en arriver là parce que le savoir-vivre, le respect de l’Environnement et de ses voisins sont rares.

J’évoquais au début de ce texte le sujet des composteurs. Nous vivons dans un écoquartier cependant l’engagement de ses résidents dans ce volet « éco », sa réalité, est à mon avis plutôt faible. C’est pourquoi je pense que permettre aux habitants des immeubles aux alentours (ceux qui le souhaiteraient) de donner une seconde vie à leurs déchets fermentescibles par l’utilisation de composteurs disposés dans le parc Martin Luther King serait un plus. Ce serait une concrétisation supplémentaire de la conscience écologique. Evidemment, il faudrait que sur ce sujet comme sur les précédents, les règles de fonctionnement et d’éléments à apporter pour compostage soient respectés…

 

Quelques mots de conclusion, ce texte vise à expliciter ma colère face à mes concitoyens irrespectueux du bien commun, irrespectueux de l’environnement, irrespectueux des règles élémentaires de savoir-vivre, non dotés de sens civique. Régulièrement, je montre sur Twitter ce que j’observe en la matière. Cela m’a valu cette semaine de voir un de mes Tweet affublé d’un commentaire explicitant que je pratiquais la délation, la dénonciation… Eh bien oui, je veux bien être qualifié de délateur, de dénonciateur puisqu’il s’agit d’environnement, de vivre ensemble, de respect. Cela me va bien. Merci 😉

N’oublions pas que ce que nous construisons, les gestes (fussent-ils petits) que nous faisons, les messages que nous transmettons, les exemples que nous donnons sont évidemment pour notre quotidien mais aussi et surtout pour celui de ceux qui nous succèderont sur cette Terre puisque « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » (proverbe africain).

Il nous revient donc à tous de mettre en pratique dès à présent ces petits gestes du quotidien qui seront des preuves de notre conscience écologique au sens large. Il nous à tous de les faire mettre en oeuvre par les autres grâce à des échanges argumentés, une éducation adaptée. Car ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves. Et si nous nous donnions comme objectif une ZAC Clichy-Batignolles et un Parc Martin Luther King modèle en la matière ?

😉

 

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